
vendredi 12 mars 2010
Donne moi ton nom.

mercredi 25 novembre 2009

Be my. En admettant que tu ne t'en soucie guère, je continue de sourire. Be my. En continuant d'avancer, je me vois, tremblante, sur le chemin du retour. En me souciant du passé, je reste de marbre. Be my. Au fond, je ne suis que matière incansescente et modelable à souhait. J'obéirais à tout. Je ne me défilerais pas cette fois. Je resterais bien en face. Je peux encore oublier. Ma mémoire ne me suit plus, dans toutes mes pensées. Ma mémoire reste là, au bord. Elle regarde, mais n'intervient pas. Je peux encore revenir. Je peux encore comprendre. Je peux devenir. Mon coeur dit oui, quand je rejette tout espoir. Be my. Et oublie. Tu dois tout essayer. T'égarer en chemin. Je suis perdue. Jag ar vilse. Cet endroit, encore trop vaste pour moi, me hante et me tue. Je ne suis plus. Cette fausse nostalgie ne reste plus en moi. Elle fuit. Je la suis. Nous nous sommes empressés de quitter les lieux. Rester là aurait été comme, se laisser mourir. On s'est élancés dans cette course folle qui aurait bien pu nous faire renaître. Mais tu t'arrêtes net. Tu as tout oublié. Tu ne sais plus. On doit s'en aller. Tu ne veux rien entendre. Je dois partir, seule, te laissant sur le bord de la route. Je cours sans regarder derière moi. Je sauve ma peau. Je te trahi. Je t'abandonnes, là. Tu ne me suis pas. Tu attends simplement que la mort t'emporte. Loin de moi.Tu ne m'en voudras pas. Tu voulais partir. Je ne te reverrais plus. Det var trevligt att täffas. Et pourquoi je devrais réfléchir ? Si je pense trop, je meurs. Si je rêve trop, je pleure. Elle voulait ma souffrance. Et toi, tu ignores tout. Tout se résume au néant et à l'hibernation. J'y pense maintenant, parce qu'il neige. Ou presque. J'ai faim, j'ai froid. A ton étoile. Je regrette. "A million ways to spend your time when we get back I'll drop a line". Je vais effacer ce regret. Je vais enlever cette nostalgie et reprendre le cours de ma vie. Il est encore tôt pour commencer la nuit, pourtant, il n'y a rien d'autre que je puisse faire. Maintenant. Ici, il fait nuit. La lumière ne m'atteint pas. Elle est loin. Est-ce le bon moment pour le dire ? Ca l'est, et je le dis. Je m'envole. J'y pense encore, mais je n'ai pas envie de pleurer. Pas aujourd'hui. Pas demain non plus. Tu m'en raconteras d'autres, des histoires ? Tes histoires ?
