vendredi 12 mars 2010

Donne moi ton nom.


Le chant des cigales qui couvre la philosophie de ta voix qui s'éteind doucement. En riant aux éclats, je partage avec toi cette pomme cueillie ce matin dans le début de l'été. Elle me regarde. Ce regard que je connais bien. Que j'ai vu tant de fois se diriger vers moi, avec cette minuscule envie de me dire ces quelques mots que je ne répèterai pas. Parce que je l'ai promis. Cette odeur sucrée qui vient se poser sur ma joue, le soir, les étoiles, la nuit. Tombe comme une hirondelle au venir de l'automne. Ces feuilles mortes m'enlacent comme jamais je n'ai sentie sa présence. Près de moi, le chat noir, gris, on ne le voit pas. Seul mes yeux peuvent toucher cet arc-en-ciel presqu'invisible. Ton pied. Ton pied dur qui me poussent vers la perte de mémoire. Infini, je m'en vais te rejoindre. L'inspiration me fait des faux quand je te vois avancer. Je recule. Vers toi. Vers nous, nos vies oubliées. Des couleurs se fondent sur mes mains glacées par le givre blanc. Multicolore. On dessine des tonnes de fleurs et de pommes pour rester dans le souvenirs de ces moments. Nous. Invincibles. Abeilles qui butinent. L'autre qui te veut du bien. Du mal. Caché sous la pluie qui nous écrase et nous réduit en poussière. De Lune à Soleil on peut toujours paraitre. De petite fille à... Tu n'es plus. Le chant des cigales qui t'a éffacé. Ma mémoire s'éteind à jamais sur ce chant silencieux qui... Reviens-moi dans le creux de ma main. Douceur et ivresse. Toi. Perspective qui s'envole au loin. Loin. Magicienne des temps anciens. Modernité de ton... Chapeau vert. Vert, noir et noix qui se casse et se... Meure sous les ans. Les mois, jours, minutes. Plus de temps qui s'écoule vers toi. Une rivière dorée qui t'emporte au loin. Loin. Tu ne sais... Plus de raison de partir. La philosophie de ta voix qui s'éteind doucement.

mercredi 25 novembre 2009


Be my. En admettant que tu ne t'en soucie guère, je continue de sourire. Be my. En continuant d'avancer, je me vois, tremblante, sur le chemin du retour. En me souciant du passé, je reste de marbre. Be my. Au fond, je ne suis que matière incansescente et modelable à souhait. J'obéirais à tout. Je ne me défilerais pas cette fois. Je resterais bien en face. Je peux encore oublier. Ma mémoire ne me suit plus, dans toutes mes pensées. Ma mémoire reste là, au bord. Elle regarde, mais n'intervient pas. Je peux encore revenir. Je peux encore comprendre. Je peux devenir. Mon coeur dit oui, quand je rejette tout espoir. Be my. Et oublie. Tu dois tout essayer. T'égarer en chemin. Je suis perdue. Jag ar vilse. Cet endroit, encore trop vaste pour moi, me hante et me tue. Je ne suis plus. Cette fausse nostalgie ne reste plus en moi. Elle fuit. Je la suis. Nous nous sommes empressés de quitter les lieux. Rester là aurait été comme, se laisser mourir. On s'est élancés dans cette course folle qui aurait bien pu nous faire renaître. Mais tu t'arrêtes net. Tu as tout oublié. Tu ne sais plus. On doit s'en aller. Tu ne veux rien entendre. Je dois partir, seule, te laissant sur le bord de la route. Je cours sans regarder derière moi. Je sauve ma peau. Je te trahi. Je t'abandonnes, là. Tu ne me suis pas. Tu attends simplement que la mort t'emporte. Loin de moi.Tu ne m'en voudras pas. Tu voulais partir. Je ne te reverrais plus. Det var trevligt att täffas. Et pourquoi je devrais réfléchir ? Si je pense trop, je meurs. Si je rêve trop, je pleure. Elle voulait ma souffrance. Et toi, tu ignores tout. Tout se résume au néant et à l'hibernation. J'y pense maintenant, parce qu'il neige. Ou presque. J'ai faim, j'ai froid. A ton étoile. Je regrette. "A million ways to spend your time when we get back I'll drop a line". Je vais effacer ce regret. Je vais enlever cette nostalgie et reprendre le cours de ma vie. Il est encore tôt pour commencer la nuit, pourtant, il n'y a rien d'autre que je puisse faire. Maintenant. Ici, il fait nuit. La lumière ne m'atteint pas. Elle est loin. Est-ce le bon moment pour le dire ? Ca l'est, et je le dis. Je m'envole. J'y pense encore, mais je n'ai pas envie de pleurer. Pas aujourd'hui. Pas demain non plus. Tu m'en raconteras d'autres, des histoires ? Tes histoires ?